D’illustres aînés : Alain Kalita

Dans le gros temps du sud de la Nouvelle-Zélande, il est enfermé dans son bateau qui vient de chavirer et qui se remplit d’eau peu à peu, sans se remettre à l’endroit…

Longue Route 2018 Bruno Challard vague

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Comme beaucoup, Alain Kalita contacte (à 14 ans) le virus, en lisant « La Longue Route » de Bernard Moitessier. À partir de ce moment il n’a de cesse de vouloir partir.

Pour y arriver, il devient chaudronnier et construit son bateau Naïla.

En 1988, à 25 ans il s’embarque enfin pour un tour du monde en solitaire et sans escale. Sans GPS, ni balise de détresse, ni radio, ni… expérience de la mer. Arrivé à la latitude du Cap de Bonne Espérance il doit renoncer et rentre en France après 183 jours de navigation.

Un an et demi après il repart, mais 5 jours après il est abordé en pleine nuit par un chalutier espagnol dans le golfe de Gascogne. Son bateau démâté, Alain rejoint la France sous gréement de fortune.

Il lui faut un moment pour digérer tout ça et c’est finalement en 1994 qu’il quitte de nouveau la France. Il passe le cap de Bonne Espérance (sud Afrique), le cap Leeuwin (sud ouest Australie), mais au sud de la Nouvelle-Zélande, son bateau est retourné et… reste à l’envers, l’eau remplissant peu à peu le bateau.

Pendant 40 minutes, dans le noir et le froid, Alain voit sa mort, avant que son bateau ne se redresse enfin et lui rende la vie. Comme il le dit lui-même : « Je suis né une deuxième fois !« .

Démâté, il arrive à rejoindre Wellington sous gréement de fortune, répare son voilier puis repart de nouveau.

Il passe enfin le Cap Horn, son Everest, et boucle finalement son premier tour du monde.

Extrait du film d’Alain : Après l’Horizon

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