FAQ

Retrouvez ici des réponses aux questions les plus fréquentes et si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, posez votre question en commentaire et Bruno vous y répondra le plus vite possible.

1. Il y a d’autres évènement relatifs à un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance : le « Golden Globe Race 2018 », le « Vendée Globe ». Qu’est-ce qui différencie le défi « Longue Route 2018 » de ces évènements ?
Il faut rappeler que tous ces projets ont pour origine le « Golden Globe Challenge » qui fut un projet de tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance lancé en 1968, sur une idée de Sir Francis Chichester qui était à l’époque, l’homme le plus rapide à la voile sur un tour du monde (226 jours).

A propos du « Golden Globe Race 2018 »
Officiellement, le « Golden Globe Race 2018 » est le successeur du projet original.

Dans le Golden Globe de 1968 il n’y avait pas vraiment de règlement en fait : pas de départ collectif, ni de ligne de départ et d’arrivée prédéfinie. Chaque concurrent pouvaient s’élancer depuis le port de son choix (situé au-delà de 40 ° de latitude nord) entre le 1er juin et le 31 octobre 1968 avant de conclure un tour du monde en solitaire par les trois caps sans toucher terre, sans aide extérieure ni ravitaillement. C’est tout ! Pas de frais d’inscription, libre choix de son bateau et du matériel embarqué. L’idée était de laisser libre et responsable de ses choix, chaque concurrent engagé.

Or dans le « Golden Globe Race 2018 » plusieurs choses sont imposées :

  • L’inscription est payante.
  • La date de départ est fixe.
  • Le bateau doit répondre à certaines conditions bien spécifiques.
  • L’embarquement du type de matériel (de sécurité) est imposé.
  • Un arrêt (sans descendre de bateau) est imposé à mi-parcours.

De plus, le tour du monde doit se faire dans les mêmes conditions qu’à l’époque de la création de cette course en 1968.

  • Il est donc imposé d’utiliser le même matériel de navigation qu’en 1968.
  • Il est interdit d’embarquer des téléphones portables, tablettes, ordinateur, liseuses…
  • Les appareils numériques de prises de vues ou d’enregistrement de la voie sont interdits et seuls doivent être utilisés des appareils photos argentiques ainsi que des caméras 8mm ou 16mm et des magnétophones à cassettes.

Je me suis intéressé un moment à ce projet, mais les conditions de participation sont bien trop contraignantes (46 pages de règlement), par rapport à l’idée du Golden Globe d’origine, et c’est pourquoi je m’en suis éloigné.

A propos du « Vendée Globe »
Le Vendée globe est un projet créé par le navigateur Philippe Jeantot. La première édition a eu lieu en 1989 et se déroule tous les 4 ans.

Le niveau atteint, tant techniquement (parfois discutable en termes de fiabilité quand on voit les nombreux abandons dans cette course), que financièrement (hors mesures par rapport à un plaisancier moyen), fait que les « Vendée Globe » actuels sont réservés à des professionnels (ou quasi) et n’ont plus rien à voir avec la « philosophie » du « Golden Globe » d’origine.
De plus, si la course est toujours en solitaire et sans escale on ne peut plus vraiment dire qu’elle est sans assistance, car la plupart du temps, dès qu’un problème technique survient, l’équipe d’assistance justement (le « staff technique »), est aussitôt contacté pour trouver les solutions adéquates.
Mais cela n’en reste pas moins, au niveau sportif, une grande course.

Le défi « Longue Route 2018 »
Le défi « Longue Route » proposé par Guy Bernardin (à l’origine de l’idée, avec d’autres copains – Philippe Jeantot, Titouan Lamazou… – , du premier »Vendée Globe ») est le seul à reprendre le principe du premier « Golden Globe Challenge », c’est à dire libre choix du bateau, et du port et de la date de départ.
Il n’y a pas d’autres conditions particulières, et ce projet met surtout en avant l’aventure humaine par la liberté des choix et initiatives prises en toute responsabilité par chaque skipper.

2. Pourquoi n’y-a-t-il pas de départ groupé sur le défi « Longue Route 2018 » ?
Dans le premier « Golden Globe » en 1968, les bateaux engagés étaient de tailles différentes (et donc de vitesses différentes). Aussi pour aborder les hautes latitudes de l’hémisphère sud dans les meilleures conditions, c’est à dire en principe pendant l’été austral (du 21 décembre au 21 mars) chaque concurrent devait évaluer lui-même, en fonction de la vitesse de son bateau, le temps qu’il estimait nécessaire pour descendre à ces latitudes, ce qui conditionnait directement sa date de départ.

Pour le défi « Longue Route 2018 », les bateaux étant également tous différents, ce choix de date de départ est donc laissé libre à chaque skipper, dans une fourchette allant du 18 juin au 30 septembre 2018.

3. Comment s’établira le classement du défi « Longue Route 2018 » ?
En fait, le défi « Longue Route 2018 » n’est pas une régate. Comme l’indique Guy Bernardin, le créateur du projet sur le site de la « Longue Route 2018 » : « Ce n’est pas une course, il n’y a pas de règlement, pas de contraintes, pas d’obligations, pas de prix non plus… Juste la récompense ultime d’avoir concrétisé un rêve et de s’être vaincu soi-même. C’est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines et personnelles du marin et de l’homme. La liberté, la sérénité d’être en mer, seul face à l’océan. « 

Mais il est sûr que chaque participant, en bon marin, fera marcher au mieux son voilier et il sera possible, pour ceux qui le souhaitent, de comparer les temps de chacun.

4. Pourquoi avoir choisi le nom de « Longue Route » ?
Parmi les participants au premier « Globe Challenge », Bernard Moitessier, alors qu’il était en bonne place pour remporter la course, rejeta la compétition, abandonnant la course et poursuivit sa route jusqu’à Tahiti, accomplissant un tour du monde et demi. Ce dernier publia le récit de sa navigation : « La Longue Route ». Depuis cette époque, Bernard Moitessier a suscité de nombreuses vocations de marins, et c’est en son hommage que le défi « Longue Route 2018 » a repris ce nom.

5. Connait-on le port d’arrivée de la « Longue Route 2018 » ?
Non, à ce jour (9 novembre 2016), le port d’arrivée n’est pas encore connu. La seule chose qu’on sait, c’est que ce sera un port français.

6. Pourra-t-on suivre les concurrents pendant ce tour du monde ?
Comme il est indiqué sur le site de la « Longue Route 2018 » : « Chacun est libre de communiquer comme il l’entend, d’arborer les couleurs des partenaires, mécènes ou sponsors qu’il peut trouver, et d’assurer la promotion de son aventure par tous les moyens à sa disposition« .

Sur le site de la « Longue Route 2018 », il y a une page « NEWS« , où il est déjà possible d’avoir des infos sur les participants. Elle sera sans doute réactualisée pendant le défi en indiquant les positions respectives des participants (et dans la mesure des choix de communications de chaque skipper).

Pour ce qui me concerne, vous pourrez me suivre en direct ici même, sur ce site.