Reportage photos des derniers travaux sur Eden

Les dernières trois semaines ont été occupées non-stop à la préparation d’Eden en vue de la Longue Route 2018.

Pas de gros travaux – sauf un imprévu – mais des améliorations d’un tas de choses nécessaires pour un bateau qui va naviguer sans arrêt pendant au moins 6 mois, et pas sur les meilleures mers.

C’est parti pour le reportage photos !

  • Avant le départ – un peu retardé du coup – il a fallu que je change un roulement sur le camping-car.

  • Ensuite chargement de tous les outils et du matériel nécessaires.

  • Une fois arrivé à Port Saint-Louis, je commence par m’occuper de la colonne de barre à roue qui a souffert du climat du sud (et le caillebotis du fond du cockpit sera également remplacé).

Démontage, sans débrancher l’hydraulique et la console.

 

Préparation de la nouvelle colonne avant mise en peinture, avec un contreplaqué imputrescible.

 

Nouvelle colonne remontée. Il restera à mettre des cornières (oubliées à la maison) et fixer des renvois sur les bancs du cockpit afin de la rendre encore plus solide.

  • Dans la foulée j’ai refais un nouveau caillebotis qui sera remonté une fois le cockpit repeint.

 

  • Réinstallation du gréement courant (cordes qui servent à manoeuver les voiles) qui avait été retiré, lavé, vérifié. Encore une fois, le climat avait cuit les messagers que j’avais passés pour faciliter la remise en place des drisses dans le mat et j’ai du tous les remplacer par des neufs – non sans mal 2 étant cassés dans le mat – avant d’envisager de repasser toutes les drisses. Et croyez-moi il vaut mieux faire ça au port qu’en mer, car il a fallu en faire des aller-retours entre le haut et le pied de mât – car évidemment ça coince toujours quelque part.

 

  • J’en ai également profité pour changer tous les rivets (un peu branlants) qui tenaient les échelons de mât – un de ceux-ci s’est arraché pendant mes pérégrinations le long du mât – dont la fixation a été renforcées par des boulons, après avoir taraudé les trous percés dans le mât pour l’occasion.

  • Le gros travail imprévu dont je parle en introduction, c’est ça : une fuite d’eau de mer dans le collecteur de refroidissement du moteur a rongé l’alu du carter (c’est le sel qu’on voit ci-dessous au niveau de la fuite). Evidemment, c’était invisible côté extérieur.

Collecteur de refroidissement du moteur corrodé.

Métal rongé, et joints caoutchouc d’étanchéité du faisceau à changer (c’est la cause du problème).

Il va falloir recharger en métal, car pièce de rechange quasiment introuvable sur ce modèle ancien.

  • Pour changer un peu, j’ai ensuite préparé la carène à recevoir sa peinture antifouling fournie gracieusement par la société International que je remercie ici (pour une meilleure efficacité, l’antifouling sera mis juste avant la mise à l’eau). Laurent – le représentant d’International – qui m’a livré la peinture m’a conseillé sur la mise en oeuvre et sur un tas d’autres petites choses liées aux peintures de pont, vernis, etc. (vernis que j’avais fait, mais du refaire complètement, car eux aussi cuits par le climat du sud – on voit un des bancs du pont arrière ci-dessous qui a reçu ses 3 couches de protection).

  • Les vagues peuvent êtres très brutales lorsqu’elles balayent le pont ou lors d’un chavirages, aussi j’ai prévu des renforts pour les hublots et capots de pont : internes pour les renforcer, et externes, si malgré tout l’un d’eux vient à se briser. Ils pourront être mis en place rapidement en cas de bris par un système de sandow repris de l’intérieur, l’étanchéité étant assurée par un joint mousse (non encore posé sur la photo), qui sera collé sur chaque renfort.

Panneaux extérieurs de remplacement, en cas de bris de hublots.

  • D’autres travaux ont eu lieux comme le changement des filières, le changement du joint d’étanchéité pour des hublots et panneaux de pont, les retouches peintures à droite à gauche… et tout ça sous le soleil du midi. Heureusement Eden à un grand pont arrière sur lequel ont peut déplier des tauds qui ont été prévus pour ça et avec le vent qui soufflait cela atténuait la chaleur. Et heureusement car les moustiques s’en donnant à coeur joie – les tout petits minuscules la journée et les plus gros le soir –  je travaillai avec le bleu, le bas du pantalon dans les chaussettes et les élastiques aux manches, sinon on se fait dévorer (avec une prédilection pour les jambes).

A l’abri du soleil.

  • Mais j’ai du écourter les travaux pour régler le problème du collecteur de refroidissement du moteur, car sans lui, pas de moteur et pas de mises à l’eau possible (les ports obligent à avoir un moteur qui fonctionne). Aussi j’ai commencé à vider Eden de tout ce qui ne me sera pas nécessaire pendant le tour du monde et rempli comme j’ai pu (je n’ai pas encore pu tout mettre), le camping-car.

Une partie du chargement : bidons vides, bouteilles de gaz, passerelles… qui ne me serviront pas pendant la « Longue Route 2018 » (et il en reste encore à vider).

  • Je vais aussi profiter de ces quelques jours loin d’Eden pour faire les plans et construire un régulateur d’allure (pilote automatique) du même type que j’avais déjà sur mon précédent voilier.
    Eden est déjà équipé d’un pilote automatique électrique, mais celui que je vais installer ne nécessite aucune énergie (et par expérience est très solide et fonctionne bien). Je serais ainsi complètement indépendant au niveau énergie : le sextant et les tables de calculs sont embarqués pour la navigation (le GPS venant m’aider à parfaire la précision de mes observations).
    Même l’hydraulique de la barre à roue pourra être remplacé le cas échéant par un système de drosses (petits cordages) partant d’un moyeu que je vais ajouter à la roue, et qui sera renvoyé par un système de poulie, directement sur la barre.
    Et dans la même idée d’autonomie, j’ai fait l’acquisition d’un dessalinisateur d’eau de mer manuel.
    L’idéal dans ce genre de projets de navigation est d’avoir à bord des systèmes les plus simples possibles que l’on peut réparer soit même avec les moyens dont on dispose.

Voilà pour aujourd’hui ! Et on se retrouve dans quelques temps pour la suite de l’actualité sur ma préparation au tour du monde dont le départ approche (mi-septembre).

Les couleurs de certains des sponsors de la Longue Route 2018 ont été hissés pendant ces préparatifs.

 

Le « livre de bord » des travaux : des listes de choses à faire, les travaux effectués, des schémas…

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